Vers une reconversion professionnelle réussie...

Anaïs,
de la communication corporate à la communication enfantine

anais
 

Elle avait beau se plaire à son poste de responsable de communication digitale dans une agence parisienne, une quête de sens a conduit Anaïs à tout plaquer, pour se reconvertir dans l’éducation alternative. Actuellement assistante éducative dans une école internationale hors contrat, elle nous explique comment elle a enclenché cette reconversion.
Entretien réalisé le 19 mai 2016
Pouvez-vous nous parler de votre formation et début de parcours professionnel ?
Anaïs : J’ai fait une maîtrise en Marketing et politique internationale, à Londres, à London Metropolitan University. À la base, je voulais être Spin doctor(1), mais les choses ont dévié, comme souvent. J’ai travaillé un peu à Londres dans la mode et le luxe, sur la partie Marketing. Ça ne m’a pas trop plu. Je me suis très vite éloignée du Marketing pour aller vers la communication, car ça m’intéressait plus. Le Marketing était trop orienté vers les statistiques pour moi et j’avais plus envie de travailler sur l’image et surtout sur le Digital. Mon compagnon et moi sommes rentrés en France, à Paris, en 2007, et je suis rentrée dans la communication corporate de recrutement, un peu par hasard.
J’étais responsable de communication digitale dans une agence de communication corporate, spécialisée en Ressources Humaines. On travaillait sur les campagnes de recrutement, et aussi sur l’image employeur, pour donner envie aux gens d’aller postuler dans nos sociétés clientes. Je faisais de la stratégie d’image sur le web, ça pouvait être des applications, des sites, des jeux, de l'événementiel, des réseaux sociaux, des effets de buzz,… On travaillait surtout pour des banques, des grosses sociétés du CAC40 et des SSII, qui avaient de gros besoins de recrutement. Ça m’a bien plu. Ce n’est pas de la “communication produit” donc la créativité est plus difficile. Donner envie à des jeunes de postuler dans une banque, ce n’est jamais évident. Il fallait détourner, prendre des angles différents, et en même temps, on ne peut pas dire n’importe quoi. Il faut être créatif, mais rester corporate.

(1) Un « spin doctor » est un conseiller en communication et marketing politique agissant pour le compte d'une personnalité politique, le plus souvent lors de campagnes électorales. (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Spin_doctor)


J’avais une place qu’on pouvait m’envier, avec une équipe hyper sympa, dans une agence sympa, dans le centre de Paris, un grand loft, des soirées à gogo, enfin tout était idéal.
Vous semblez avoir aimé ce métier, pourquoi et comment est née l’envie de changement ?
Anaïs : Oui, ça me plaisait. Je faisais des trucs super funs comme des jeux vidéos, des applications Facebook, des applications mobiles,… toujours dans une optique de recrutement, mais très “gaming”, très jeune, c’était intéressant. J’avais une place qu’on pouvait m’envier, avec une équipe hyper sympa, dans une agence sympa, dans le centre de Paris, un grand loft, des soirées à gogo, enfin tout était idéal. Tout le cliché de l’agence de communication !

J’avais envie d’être utile pour des personnes qui en avaient vraiment besoin.

Je n’avais aucun souci, si ce n’est qu’à un moment, j’ai eu besoin de faire quelque chose qui me tenait à coeur, la fameuse quête de sens. J’adorais être à l’aise dans mon métier. Ca m’a pris 10 ans pour tout maitriser. Mais au bout d’un certain temps, j’ai eu l’impression que la communication, ça n’avait pas vraiment de sens. Si demain on n’existe plus, je pense que personne ne s’en rendra compte, sauf qu’il y aura moins de publicité sur internet. J’avais envie d’être utile pour des personnes qui en avaient vraiment besoin. L’idée de changer de métier, je l’avais depuis environ 2-3 ans avant de démissionner. En fait, j’ai toujours cru que je ne ferais pas le même métier toute ma vie. J’y réfléchissais en me disant “Ah oui j’aimerais bien”. Je me renseignais de temps en temps sur le web, je regardais les formations, mais j’étais dans le flou. Je ne savais pas par où commencer, je ne connaissais personne qui faisait ça. Je ne connaissais que des gens qui travaillaient dans mon domaine ou dans des domaines plus ou moins liés, donc tout ça me freinait.
J’avais depuis longtemps envie de travailler avec les enfants. Le fait d’avoir eu un enfant a un peu réveillé ça. Je me suis mise à côtoyer d’autres enfants et je me suis rendue compte que je préférais être avec eux qu’avec les adultes, donc je me suis dit « Ah ! Y a un truc ! J’ai envie de passer du temps avec eux ! ». J’ai commencé à pas mal lire sur l’éducation, à regarder des conférences sur internet, à m’intéresser à un certain type d’éducation, qui était l’education bienveillante. Il s’agit d’une forme d’éducation assez nouvelle, anti-punitions, anti-fessées. Je me suis notamment beaucoup intéressée à la méthode Montessori(2), et à un moment, ça commençait à me passionner tellement que je me suis dit « Bon, ben, en fait, si ça m’intéresse autant, c’est que j’ai envie de faire ça ! ».


(2) La pédagogie Montessori est une méthode d'éducation créée en 1907 par Maria Montessori. Elle élabore une pédagogie qui repose sur des bases scientifiques, philosophiques et éducatives. Selon Maria Montessori, chaque enfant est unique. Il a sa personnalité propre, son rythme de vie, ses qualités et ses difficultés éventuelles. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pédagogie_Montessori)


anais-enfant-dessin

Que s’est-il passé une fois cette envie clairement identifiée ?
Anaïs : J’ai quitté mon boulot, comme une grande fille, mais ça s’est très bien passé. Je leur ai dit que je voulais faire autre chose, sans rentrer dans le détail. Ce n’est jamais évident de quitter un truc qu’on a fait toute sa vie. Je n’avais pas de formation. Je ne savais faire rien d’autre que ce que je faisais. J’ai pris deux ans pour, déjà m’instruire, lire par moi même, faire quelques cours à la FAC, essayer de voir si c’était pas juste une passade et que vraiment j’avais envie de ça. J’avais envie d’apprendre sur la pédagogie et la communication avec l’enfant. C’était surtout ça qui m’intéressait. Je suis une communicante, et ça, ajouté à mes convictions pédagogiques, a fait que je voulais savoir comment bien communiquer à un enfant.
J’ai suivi une formation basée sur les recherches de deux pédo-psychiatres canadiens. C’était une formation d’un mois et demi, qui portait sur les étapes de la communication avec l’enfant, comment fonctionne le cerveau de l’enfant et comment adapter notre éducation avec ces connaissances. C’était un groupe de 8 personnes, un peu comme un groupe de paroles, toutes les semaines on avait 3 heures avec des études de cas. Parmi les apprenants, il y avait des professionnels (éducateurs, assistantes maternelles...) mais aussi des mamans qui voulaient tout simplement en savoir plus à titre personnel. J’étais un peu entre les deux. Quand tu es en reconversion, tu n’as pas la “légitimité” d’un diplôme donc tu es en quête de connaissance. Je dévorais tous les bouquins sur le sujet parce que j’avais besoin de ça pour me légitimer, en quelque sorte, dans ma reconversion.
Je dévorais tous les bouquins sur le sujet parce que j’avais besoin de ça pour me légitimer, en quelque sorte, dans ma reconversion.
En parallèle de ces formations et lectures, est-ce que vous avez entamé d’autres démarches ?
Anaïs : Oui, je suis allée à la rencontre de professionnels de la petite enfance, dans des crèches et dans des centres médico-sociaux. Je les ai sollicité pour des informations, je leur ai posé pleins de questions, pour savoir comment ça se passait. J’avais identifié plusieurs types de structures qui m’attiraient et j’avais besoin de connaissances avant de postuler et de me lancer.
Vous aviez la confirmation d’avoir fait un bon choix ?
Anaïs : Oui, je me sentais bien. Plus j’étais avec les enfants et plus je voyais que mon approche fonctionnait. Les retours des professionnels que j’ai rencontrés étaient positifs, donc ça m’a confortée dans ma démarche.
Est-ce que vous avez envisagé de carrément reprendre des études ?
Anaïs : Oui, je l’ai envisagé, mais j’ai eu un peu peur, à 36 ans, de me lancer dans 3-4 ans d’études. Il y a aussi des enjeux économiques qui font que ce n’est pas simple de plus avoir de revenu. Donc finalement ma stratégie a été de chercher à me faire une expérience dans le métier, pour pouvoir gagner un an, à travers une VAE(3).
Donc j’ai commencé à écrire des méga lettres de motivation, en candidature spontanée ou réponse à annonce. Ce n’était vraiment pas la lettre lambda, j’y racontais tout mon parcours, je me positionnais par rapport à ma vision de l’éducation, à ce que je pouvais leur apporter, et ce que j’avais envie de faire avec eux. C’était très personnalisé, avec des références de bouquins que j’avais lus, des approches que j’avais découvertes, des projets pédagogiques, bref, j’étais vraiment dedans. Mon expérience professionnelle précédente m’a aidée. Le fait de savoir se vendre, de savoir écrire, d’être à l’aise avec les mots, c’était un avantage. Et ça a marché, donc j’ai eu des entretiens. Par contre, après je n’étais pas forcément très à l’aise en entretien, parce que je ne maîtrisais pas forcément ce nouveau secteur. J’ai passé un entretien dans un centre médico-social pour travailler avec des autistes, un autre avec une association pour des enfants défavorisés qui avaient besoin d’accompagnement éducatif et social avec leurs parents, un autre dans une crèche et un dernier dans une école hors contrat internationale.

(3) VAE : Validation des acquis de l’expérience. Toute personne, quels que soient son âge, sa nationalité, son statut et son niveau de formation, qui justifie d’au moins trois ans d’expérience en rapport direct avec la certification visée, peut prétendre à la VAE. Cette certification qui peut être un diplôme, un titre ou un certificat de qualification professionnelle doit être inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles. (Source : http://www.vae.gouv.fr)


Je me souviens leur avoir écrit “Est-ce que vous avez bien lu ma lettre de motivation ?”. J’avoue que c’était un peu au culot. Mais ils m’ont appelée le lendemain.

anais-ecole

D’après vous, qu’est-ce qui a fait que c’est ce dernier entretien qui a fonctionné ?
Anaïs : C’était suite à une annonce à laquelle j’avais répondu, mais ils ne m’avaient jamais rappelée. Deux mois après, je les ai relancés. Je les ai un peu harcelés, en insistant sur ma motivation. Je me souviens leur avoir écrit “Est-ce que vous avez bien lu ma lettre de motivation ?”. J’avoue que c’était un peu au culot. Mais ils m’ont appelée le lendemain. J’avais gagné en expérience au fil des entretiens que j’ai passés avec les autres structures. Après chaque entretien, je m’analysais, je les rappelais pour leur demander ce qu’ils en avaient pensé. Je sais pourquoi je n’ai pas été prise avant, mise à part mon expérience et mon diplôme. Je me suis trop vendue et donc je n’ai pas été assez dans la retenue et dans l’écoute. C’est normal, je n’étais pas en confiance, donc j’ai eu tendance à tout donner. À cet entretien, avec l’école, j’ai su mieux me positionner par rapport au poste et à ce que je pouvais apporter, en étant dans une démarche d’apprentissage et d’écoute. On étaient nombreux, pour ce poste d’assistante éducative, mais je l’ai obtenu. C’est une école hors contrat où il n’y a que des étrangers qui enseignent donc c’est intéressant de voir leur vision de la pédagogie, et comment ils enseignent. C’est très riche en apprentissage, pour moi. Je travaille avec une prof et je l’assiste sur tous les domaines pédagogiques de l’enfant, donc l’enseignement, l’éveil,... avec des enfants de 3-4 ans. Mon rôle est aussi de gérer les éléments un peu plus difficiles. C’est une chose dans laquelle je suis très à l’aise et que je détecte facilement. J’essaye de m’attarder sur ceux qui en ont le plus besoin évidemment.
C’est plus physique que mon métier d’avant, où j’étais derrière deux écrans en permanence, avec des stagiaires pour m’épauler.
Et comment se passe le début ?
Anaïs : Ça fait 3 semaines que j’ai commencé.
Alors, le premier jour, tu recommences ta carrière, tu pars de zéro, tu ne sais rien. Tu n’as pas suivi d’études qui te disent ce que tu dois faire. Et en fait, j’ai trouvé ça génial. Je me suis tout de suite sentie hyper à l’aise, comme si j’avais fait ça avant. J’ai su me positionner très vite par rapport à mes tâches, à mon rôle. J’ai pris des initiatives, je me sentais en confiance. Et j’ai surtout réalisé que j’avais un métier avant qui était méga stressant et que ce métier là ne l’était absolument pas. Après, bien sûr, c’est ma vision. Je vois que certains profs sont très stressés, c’est certain que l’éducation, ça implique beaucoup d’enjeux, notamment avec les parents. Mais moi, tout ça ne me stresse pas, peut être parce que j’adore et que j’y suis à l’aise, mais je trouve ça génial. Quand j’entends quelqu’un se plaindre, j’ai envie de lui dire “Oui, moi aussi”, histoire de ne pas paraître trop décalée, mais en fait, je ne le pense pas du tout. Par contre, je trouve ça très fatiguant. A la fin de la journée, je suis crevée. C’est physique, on est debout, il y a du bruit. Le bruit ne me dérange pas mais c’est plus physique que mon métier d’avant, où j’étais derrière deux écrans en permanence, avec des stagiaires pour m’épauler.

anais-avec-maitresse

Et la vie avec les collègues, bien sûr, c’est différent aussi ?
Anaïs : Ce n’est pas pour dénigrer la communication, mais les enfants sont d’une franchise extrême, et venant d’un milieu où la franchise n’était pas la qualité première, ça fait du bien aussi !
Après c’est sûr qu’on ne va pas boire un coup après le travail, c’est différent.
Avec la professeur avec qui je travaille, ça se passe très bien. J’appréhendais un peu au début, de savoir si on allait bien avoir la même vision de l’éducation, comme on travaille à plusieurs avec les enfants. Et puis en fait, on est vraiment sur la même longueur d’ondes sur les modes de pédagogie à appliquer avec les enfants. Donc elle et moi étions rassurées. Elle est allemande et on parle anglais en permanence avec les enfants, sauf quand vraiment il y a un problème avec les enfants, où là on va utiliser le français pour les calmer ou les rassurer, mais sinon, on parle anglais avec eux en permanence.
C’est un aspect agréable. Je n’avais jamais parlé anglais avec des enfants donc ça c’était nouveau. Il faut que je fasse attention à ma façon de m’exprimer puisqu’on ne s’exprime pas de la même manière avec un adulte et un enfant, surtout un enfant qui apprend une langue. Mais c’est plutôt agréable de se remettre dedans, c’est un plus.
Je m’éclate, malgré le fait que je gagne beaucoup moins d’argent. J’ai calculé, je vais gagner 65% de moins qu’avant.
A part la fatigue physique, y a-t-il d’autres aspects négatifs ?
Anaïs : Je suis quelqu’un d’assez passionné donc il y a des fois des choses qui me gênent d’un point de vue éducatif avec certains professeurs ou certaines assistantes. C’est sans doute ce qui me dérange le plus. Mais ça reste léger. Actuellement je suis assistante, avant mon poste était plutôt côté management, donc il a fallu que je gère mon égo. Des fois, on me demande des tâches, comme d’aller nettoyer des toilettes, ou autres, où il me faut prendre un temps pour me dire “Ok, c’est le début, il faut que je recommence”. Ça permet aussi de redescendre un peu sur terre, donc c’est pas mal. Je le prends comme un recommencement normal puisque je suis dans l’apprentissage. Je ne suis plus “Madame responsable communication”. Je m’éclate, malgré le fait que je gagne beaucoup moins d’argent. J’ai calculé, je vais gagner 65% de moins qu’avant. Je voulais tellement faire ça que je n’y ai même pas pensé, mais j’imagine que ça aurait pu freiner beaucoup de personnes. J’arrive le matin, je suis contente parce que je sais que je vais faire pleins de choses utiles, je sais que je vais régler des problèmes, je sais que je vais faire avancer les êtres de demain, en espérant leur donner des valeurs qui sont importantes. Quand tu travailles avec des enfants, tu n’as peut être pas envie de changer le monde, mais tu as envie en tout cas d’améliorer certaines choses.
Comment vous voyez-vous évoluer dans ce nouveau métier ?
Anaïs : J’ai envie de progresser, et d’avoir un poste avec plus de pédagogie. Là j’ai un contrat d’un an, qui est renouvelable une fois, donc on va déjà laisser passer cette année. En parallèle, je vais passer le concours pour être éducatrice spécialisée, à l’IRTS(4).
Ça serait dans le but d’obtenir un poste avec plus de responsabilité, soit enseigner, soit avoir une cellule où j’aurais plus de pouvoir sur la mise en place d’une pédagogie. Pour le moment, ce n’est pas moi qui prend les décisions, je les applique, mais ça me permet aussi d’apprendre.
J’aimerais bien me spécialiser en tant qu’éducatrice Montessori, qui est aussi un autre diplôme que l’on passe en parallèle. Ça me permettrait de travailler dans des écoles Montessori, mais aussi de travailler à l’international si j’ai envie de repartir.

(4) IRTS : Institut régional du travail social (Exemple : http://www.irts-lr.fr à Montpellier)


En parlant de partir, votre reconversion a également impliqué un changement géographique ?
Anaïs : On voulait partir de Paris, notamment par rapport à notre fille. On est arrivés à Montpellier il y a deux ans, quand notre fille avait un an et demie. Je savais qu’ici c’était plus facile pour moi de faire ce que je voulais faire, dans le sens où c’est plus petit, donc pour se faire un réseau ça va un peu plus vite. Je pouvais aussi me permettre de ne pas travailler à Montpellier pendant un moment, tandis qu’à Paris, je n’aurais pas pu m’arrêter de travailler pour des raisons financières. Il fallait faire un choix. Montpellier nous plaisait depuis un petit moment, donc ça s’est fait naturellement. Au début, mon compagnon avait trouvé un poste vers Monaco, mais sa société parisienne l’a retenu et lui a proposé de passer en télétravail, et on a pu choisir Montpellier. Donc il travaille toujours pour la même société et il fait des déplacements à Paris et à l’international. Finalement, pour lui, à part les déplacements à Paris, ça n’a pas trop changé. C’était bien pour moi d’avoir cette stabilité, c’était rassurant que l’un de nous garde son emploi.
Avez-vous des conseils à donner à une personne qui envisage de se reconvertir ?
Anaïs : Il faut chercher de l’information, il faut aller directement voir des professionnels, leur parler, leur demander conseil, parce que c’est eux qui savent. Moi ça m’a beaucoup aidé de rencontrer des professionnels qui étaient sur les métiers que je voulais faire, il ne faut pas avoir peur d’appeler une personne qui fait le métier qu’on a envie de faire. Et je pense que ces personnes sont ravies d’aider, elles sont ravies de partager leurs expériences. A chaque fois, j’ai été super bien accueillie. J’allais dans des conférences, je posais des questions à la fin. C’est ce qui m’a aidé le plus à prendre mes décisions, à savoir vraiment ce que je voulais, et à obtenir du contenu, parce que parfois, ça peut paraître un peu obscur, surtout lorsqu’on vient d’un métier tellement opposé à celui qu’on veut faire. Il faut contacter des organismes, ne pas avoir peur de faire des stages non rémunérés. J’étais prête à faire ça, j’avais envoyé des lettres pour proposer d’aider et observer en même temps, bénévolement.
J’ai aussi pas mal échangé avec d’autres amies qui étaient également en reconversion. Même si elles ne sont pas du tout dans les mêmes domaines, on se parlait de nos étapes, de nos démarches. Il y a des moments galères où l’on se pose pleins de questions et c’était rassurant de voir qu’on passait par les mêmes épreuves.
Il ne faut pas avoir peur d’appeler une personne qui fait le métier qu’on a envie de faire. Et je pense que ces personnes sont ravies d’aider, elles sont ravies de partager leurs expériences.
Merci beaucoup de la part de l’équipe de Mon Job Idéal pour cet échange très intéressant. Vos précieux conseils et votre détermination, ainsi que votre passion pour la pédagogie enfantine sauront inspirer nos lecteurs. Nous vous souhaitons une belle évolution dans cette nouvelle carrière, que cela passe par la réussite de vos concours et spécialisations et toujours dans le respect de vos convictions.


pdf interview claire

Pour télécharger l'interview en PDF,
vous devez vous connecter / créer votre compte.

Articles similaires

Commentaires

Pour voir les commentaires ou pour pouvoir commenter, /
ou
Top