Vers une reconversion professionnelle réussie...

Les interviews d’avril

Le mois d’avril nous a permis de faire la connaissance d’Isabelle, Sébastien et Manon.
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Qu’avons-nous appris de ces 3 histoires personnelles ?

D’où sont venus leurs projets de reconversion ?
Sur qui s’appuyer, et comment, pour en réussir la mise en œuvre ?
Quel lien anticiper entre un projet de reconversion professionnelle et les attentes concernant la vie personnelle ?

SUIVRE SES RÊVES MAIS AUSSI SAVOIR EN CHANGER

Aucun de nos trois témoins de ce mois ne savait quelle voie adopter au moment de choisir leur première orientation professionnelle.
D’ailleurs c’est comme cela qu’Isabelle explique ne pas s’être lancée dans la cuisine plus tôt :

En fait, quand j’étais jeune, je ne savais absolument pas quoi faire.

Pourtant ce sont bien ses souvenirs d’enfance dans un fameux salon de thé et le plaisir qu’elle avait à déguster les gâteaux maisons qui, le moment venu, ont alimenté son propre projet de reconversion.

Certain qu’il ne pouvait accéder à l’activité de ses rêves, Sébastien a commencé sa vie professionnelle avec un métier, celui de boulanger, qui lui plaisait, tout en étant bien loin de l’image qu’il se faisait d’une passion. Et c’est pour cela que, quand l’ambiance dans la boulangerie où il travaillait s’est dégradée et que son allergie à la farine s’est déclenchée, Sébastien a saisi l’occasion pour entamer sa reconversion dans le métier de soigneur animalier en zoo.

Quant à Manon, elle nous confiait :

Quand j’ai démarré mes études de droit je n’avais aucun objectif précis.

Pour autant c’est bien sa passion pour le cinéma qui l’a amenée à choisir son MBA. Et c’est seulement après avoir travaillé dans deux postes différents, au sein de deux entreprises distinctes, qu’elle a constaté un écart entre l’image qu’elle avait de ce secteur d’activité et la réalité des missions qui lui étaient confiées. Dans son cas, son projet de reconversion passait plutôt par le fait de renoncer à un rêve qu’elle avait eu plus jeune, pour identifier une activité dont la pratique lui apporterait finalement plus d’épanouissement que son expérience dans le secteur du 7ème art.

L’IMPORTANCE DE NE PAS ÊTRE SEUL

Même lorsqu’il s’agit d’une aventure individuelle, une reconversion est souvent plus aisée lorsqu’on est accompagné, ou au minimum en contact avec d’autres professionnels.

Sébastien est sans doute celui qui, une fois la décision de son projet de reconversion prise, a su le mieux se mettre en contact avec ceux qui ont ensuite jouer un rôle dans la réalisation de ce rêve, qu’il s’agisse des responsables de zoo auprès desquels il a pu faire ses stages ou du réseau de son école qui l’a ensuite aidé à débuter son expérience professionnelle dans ce secteur. Sébastien a d’ailleurs tellement bien saisi l’importance du réseau dont on s’entoure ou auquel on appartient, qu’il occupe aujourd’hui des responsabilités dans deux associations professionnelles de son secteur.

Je suis secrétaire de l’AFSA (Association Francophone des Soigneurs Animaliers) et je suis l’un des deux représentants français au Conseil d’Administration de l’association ICZ (International Congress of Zookeepers)

Après avoir démarré relativement seule, Manon s’est rapprochée d’un réseau de femmes entrepreneurs, avec lesquelles elle échange, et donc rompt la solitude qu’elle a connu aux débuts de son activité. Et d’ailleurs, elle insiste sur ce point :

Je conseillerais aussi de faire bien attention à être entouré.

Quant à Isabelle, c’est peut-être là qu’est son principal regret, dans le fait de ne pas avoir pu bénéficier de l’accompagnement bienveillant d’un parrain, qui idéalement aurait été issu lui-même du monde de la restauration, et aurait pu partager ses bons conseils avec la débutante qu’elle était alors, au lancement du Café à la Campagne.

CONSÉQUENCES SUR LA VIE PERSONNELLE

Que la vie personnelle commande le changement d’activité professionnelle ou que cette dernière ait des conséquences sur l’organisation de la vie personnelle, nos témoins de ce mois nous prouvent qu’il est difficile de penser l’un sans l’autre.

Isabelle a ainsi acheté avec son mari sa résidence principale, en ayant intégré le projet de son salon de thé, devenu depuis un restaurant, au rez-de-chaussée de sa résidence principale.

Quant à Manon elle a repensé le projet initial du café couture pour conserver la flexibilité qu’elle souhaitait avoir pour sa vie de famille, et c’est ainsi qu’elle a développé son projet de site Internet pour proposer ses box de loisirs créatifs.

En reprenant ses études, puis à chaque fois qu’il a travaillé dans un nouveau zoo, Sébastien a du déménager, reconstruire sa vie, son réseau d’amis, dans la ville où il emménageait. Son projet de reconversion passant le premier, il a fait preuve d’une grande flexibilité sur le plan personnel. Tout étant bien sûr une question d’équilibre, il a une fois quitté un parc animalier qui, même s’il offrait des conditions de travail très favorables, ne lui permettait pas de vivre dans une ville répondant à ses attentes d’un point de vue personnel.

Quelque soient les parcours individuels, que la reconversion soit la réalisation d’un rêve ou au contraire, la conséquence de la déception d’une activité qui avait été idéalisée, certaines règles se dessinent. L’une d’elles est sans doute de ne pas se lancer sans s’appuyer sur d’autres, qu’ils soient des professionnels plus expérimentés dans le secteur ciblé ou encore d’autres entrepreneurs avec lesquels ériger des ponts. Et ne pas négliger l’impact de la vie personnelle sur l’activité professionnelle et vice et versa.

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