Vers une reconversion professionnelle réussie...

Les interviews de mars

Le mois de mars a été l’occasion de partir à la rencontre de Pascal, Anne-Sophie, Thomas, Nicolas et Sonia.
Ils nous ont parlé de leurs parcours professionnels, qui les ont conduits là où ils sont aujourd’hui, dans des situations assez différentes les uns des autres, mais tous épanouis dans leur travail.

Qu’est-ce que ces parcours ont en commun ?
Quelles leçons peut-on déjà en tirer ?

Devenir son propre chef

L’envie de ne pas ou plus avoir à rendre de compte, de pouvoir décider de la gestion de son temps, de se consacrer à des missions en adéquation avec ce en quoi on croit… bref de devenir son propre chef, est l’un des moteurs de nombreuses reconversions professionnelles.

Ceci est ressorti très rapidement dans l’entretien que nous avons eu avec Anne-Sophie et Pascal.
Anne-Sophie nous confiait en effet :

Je n’avais plus envie d’être tributaire d’un manager dont je ne partagerais pas toujours les valeurs par exemple

Pascal qui travaillait déjà à son compte dans sa précédente activité, nous expliquait qu’il avait cherché une enseigne dans laquelle ils pouvaient, ensemble, être vraiment indépendants.

Thomas et Nicolas, quant à eux, n’ont pas attendu une reconversion professionnelle pour se lancer à leur compte. Encore étudiants, ils rêvaient déjà d’entreprenariat et à peine sortis de leurs études, ils n’envisageaient déjà plus un instant d’être salariés.

Pour Sonia, le cheminement a été un peu différent. En effet, ce n’était pas précisément le statut de salariée qui la dérangeait, mais l’incompatibilité de ce statut avec le métier dont elle rêvait. Et son envie d’exercer le métier de conteuse a été tellement forte, qu’elle a accepté de sauter le pas, de renoncer à la sécurité liée au salariat pour embrasser le statut tout de même plus précaire, d’intermittente du spectacle. Elle a finalement trouvé bien des avantages à cette liberté gagnée.

Mesurer le risque financier

Qui dit se mettre à son compte, dit forcément risque financier.
Voyons un peu les méthodes que nos interviewés ont trouvées pour pallier ce risque.

Au-delà de la seule question des centres d’intérêt, Pascal a fait une vraie étude des secteurs d’activité sous un angle économique avant de choisir.
Il avait bien réfléchi à son plan de financement.

Dans notre activité, nous définissons nous-mêmes notre plan de financement, de trésorerie, notre prévisionnel tant financier que commercial ainsi que notre stratégie commerciale.

Anne-Sophie et Pascal reconnaissent tous les deux qu’ils doivent faire le sacrifice d’un certain confort au début (investissement massif pour démarrer, revenus limités au départ, projets de vacances retardés,…), le temps de retrouver leur niveau de vie d’avant.

Thomas et Nicolas ont choisi pour développer leur application et préparer sa commercialisation, un endroit où leurs dépenses sont limitées.

On a expliqué qu’à Paris c’était cher. On a regardé dans d’autres régions en France. Mais dans tous les cas on ne peut pas comparer avec la Thaïlande et surtout à Chiang Maï, où on divise les prix par deux, surtout pour le logement.

Sonia a joué la carte du mi-temps pendant plusieurs années pour s’assurer un revenu complémentaire pendant qu’elle testait les possibilités de sa nouvelle activité. L’insécurité financière était le frein majeur à son projet, mais elle s’est finalement rendue compte, qu’elle pouvait, au minimum maintenir son niveau de vie en faisant ce qu’elle aimait.

Prendre du plaisir

Une des composantes essentielles qui ressort de ces 3 interviews c’est vraiment l’envie d’avoir du plaisir à travailler.

Thomas lance :

J’ai réalisé que je n’avais qu’une vie et que je voulais être heureux.

A la question « Qu’elle a été votre principale motivation ? », Anne-Sophie répond :

Retrouver du plaisir, de l’envie, revenir à l’essentiel.

Quant à Sonia, elle a finalement réalisé ce qu’elle avait identifié comme étant un travail de rêve, lorsqu’elle avait 20 ans.

Il y a autant de parcours que de personnes, et certainement pas un seul type de reconversion professionnelle possible, donc bien sûr, tout le monde ne cherche pas à se mettre à son compte, chacun gère le risque financier comme il l’entend, et ce qui procure du plaisir à quelqu’un n’est (fort heureusement) pas la même chose pour tout le monde. Pour autant, vous enrichir des expériences d’autres vous aidera à voir plus clair dans votre propre parcours !

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