Vers une reconversion professionnelle réussie...

C’est quoi mon job idéal ?

Derrière le nom d’un site internet se cache une idée. Avec www.monjobideal.com, notre idée c’est de vous aider à trouver le travail qui vous procurera le meilleur épanouissement dans le respect de l’équilibre que vous visez.

Mais en pratique de quoi parle-t-on ?

C’est un job qui correspond à MES attentes

C’est le vôtre. Il n’a pas besoin de correspondre à ce que vos parents avaient toujours imaginé pour vous, pas plus qu’aux aspirations de votre promo ou de votre génération. Par définition il est personnel.
Par exemple peut-être que vous n’avez jamais voulu être à votre compte, que le statut d’indépendant signifie surtout pour vous insécurité et solitude potentielle. Et ce n’est pas parce que de nombreuses enquêtes disent que la tendance est à l’entreprenariat, que de plus en plus de personnes font le choix de travailler en indépendant, que vous devez chercher à copier la tendance.
Qu’il s’agisse de la famille de Sonia ou des parents de Thomas et Nicolas, leurs projets respectifs n’ont pas toujours été immédiatement compris. Les parents de Sonia ne comprenaient pas nécessairement pourquoi elle voulait cesser son métier d’éducatrice alors qu’elle avait choisi ce métier et qu’elle s’y était formée. Ceux de Thomas et Nicolas pouvaient imaginer que leurs enfants profiteraient de leurs études d’ingénieurs pour intégrer une grande entreprise dans laquelle ils auraient ensuite pu faire carrière. Oui mais voilà ce n’était pas l’idée des principaux intéressés.

VOTRE job idéal dépend de VOS aspirations, de VOTRE situation. Et au cas où votre entourage s’avèrerait trop intrusif par ses « bons conseils », c’est ce qu’il faudrait pouvoir leur faire comprendre, ce qui fonctionne généralement très bien lorsque le projet est bien ficelé.
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C’est un job qui répond à mes attentes d’AUJOURD’HUI

Quelle est votre situation actuelle ?
Célibataire ? En couple ? En famille ?
Mobile géographiquement ou attaché à un territoire ?
Libre de consacrer de votre temps pour vous former ou terriblement occupé(e) par votre vie privée ?
Disposé(e) à vous lancer en indépendant ou farouchement attaché à votre statut de salarié ?

Tout comme votre situation personnelle est susceptible d’évoluer dans le temps… vos attentes professionnelles peuvent aussi changer. Ce qui est intéressant de savoir c’est moins le travail que vous auriez aimé exercer à 20 ans que celui que vous voudriez exercer aujourd’hui, voire celui qui pourrait vous intéresser demain, pour vous y préparer dans les meilleures conditions.

C’est aussi en cela qu’il faut parfois se méfier de ses rêves de jeunesse. Par exemple Marie pouvait rêver à 20 ans d’être hôtesse de l’air, de parcourir le monde en visitant chaque semaine un nouveau pays. Aujourd’hui elle est mariée et mère de 3 enfants auxquels elle a aussi envie de pouvoir consacrer du temps. Si elle réfléchit à sa reconversion, le paramètre « famille » est définitivement un élément qu’elle souhaitera prendre en compte, quitte à renoncer à cette activité qui l’a peut-être fait rêver les 10 premières années de sa carrière professionnelle.

Que feront Thomas et Nicolas dans 10 ans ? Personne ne peut le dire. Peut-être qu’ils seront à la tête de nombreuses applications ou qu’ils auront changé d’activité, peut-être qu’ils travailleront du bout du monde ou qu’ils seront revenus à une vie professionnelle plus « traditionnelle », géographiquement moins exotique. Cela dépendra certainement de choix qu’ils feront, peut-être aussi de la vie personnelle qu’ils auront construit d’ici là. Mais ce dont ils sont sûrs c’est que ce qu’ils font aujourd’hui les passionne, les rend heureux. Ils savent aussi qu’en travaillant sur leur projet, ils apprennent de nouvelles compétences qu’ils devraient pouvoir réutiliser plus tard, indépendamment de l’application sur laquelle ils travaillent actuellement.

Cela ne veut pas dire que les possibilités diminuent avec l’âge simplement elles sont différentes. Parfois si des salariés se permettent de se lancer en tant qu’entrepreneurs après 40 ans par exemple, c’est aussi parce qu’ils ont une assise financière qui leur le permet et qu’ils n’avaient pas à 20 ans.

Donc votre job idéal c’est celui qui vous correspond aujourd’hui. Ce n’est pas nécessairement celui qui aurait été idéal pour vous au début de votre carrière ni celui qui restera idéal jusqu’à la fin de celle-ci.
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C’est un job dont le rythme correspond à mes envies

Nous n’entendons pas le « job » au sens du petit boulot.

Chez certains c’est parfois l’impression de ne rien produire d’utile qui motive leur envie de reconversion, et dans ce cas très souvent le besoin de concret va les orienter vers de activités de réalisation, par exemple dans un métier manuel.

Généralement alors, il faudra se former, apprendre un savoir-faire. Pour d’autres, la frustration peut venir da la place trop importante que le travail prend dans la vie et on peut être prêt à renoncer à une carrière que d’autres jugeraient attractives pour retrouver une sérénité perdue. Donc quelque soit ce que vous voulez investir dans votre travail, la démarche consiste toujours à partir de ses envies et ses priorités.

Que vous penchiez pour un métier dans l’artisanat, un rôle de chef d’entreprise dans lequel vous êtes prêts à investir tout votre temps ou une activité à temps partiel qui vous laisse du temps pour assouvir d’autres passions, vous avez tous une bonne raison de chercher l’épanouissement et l’approche sera similaire, les questions que vous allez vous poser seront analogues.

Ce sont les réponses que chacun y apportera qui rendront ensuite chaque solution unique.

 

C’est un job qui s’inscrit dans la réalité

Comme le dit si bien Simone Weil (1) :

On ne peut se diriger que vers un idéal.
L’idéal est tout aussi irréalisable que le rêve, mais, à la différence du rêve, il a rapport à la réalité ; il permet, à titre de limite, de ranger des situations ou réelles ou réalisables dans l’ordre de la moindre à la plus haute valeur.

Donc plus que de réfléchir à un rêve parfois très improbable, c’est cet idéal que nous voulons vous aider à définir pour vous-même, idéal vers lequel nous voulons ensuite vous aider à tendre.
Cela ne veut pas dire qu’il faut oublier vos rêves (bien au contraire, ils peuvent être utiles pour vous permettre de viser haut et grand) ou que vous deviez exclure ce qui touche à vos passions, à vos aspirations profondes sous prétexte que ce serait trop utopique. Non, certainement pas, mais à un moment de cette réflexion il faudra tout de même s’inscrire dans le concret, la réalité.

Mais alors quelle différence entre « rêver » et « voir grand » ?

Après des études littéraires, Martin est professeur de latin et grec en lycée. Il est parfois désemparé du peu d’intérêt que ses matières représentent auprès des élèves. Alors il imagine qu’il pourrait faire autre chose et se dit même prêt à quitter l’enseignement s’il trouve « sa voie ». Récemment il a vu un reportage passionnant sur les astronautes se préparant à un séjour dans la station spatiale internationale. Depuis son esprit vagabonde souvent et il se rêve en l’un de ses astronautes. Dans ce cas il est évident que Martin est purement dans le rêve. Même pas parce qu’astronaute est un métier très difficilement accessible mais simplement qu’il n’a pas les compétences qui seront recherchées (il n’est pas pilote, n’a pas de formation en ingénierie aéronautique ni de compétences médicales particulières qui auraient pu compenser les manques précédents) et qu’il paraît irréaliste de les acquérir dans le cadre de la formation continue. Cela ne veut pas dire qu’il doit s’empêcher de rêver ni même que cela ne l’aidera pas à un moment à orienter ses recherches de reconversion, mais nous reviendrons sur la place du rêve dans un projet de reconversion dans un post ultérieur.

Cette semaine vous avez peut-être lu l’interview de Sonia. Au lycée Sonia a découvert le conte. Elle ne pensait même pas que cela pouvait être un métier. Elle s’est donc formée au métier d’éducatrice spécialisée qu’elle a occupé pendant 20 ans. Elle avait pourtant fait son mémoire de fin d’études sur la place du conteur dans la société et en interviewant des personnes qui exerçaient ce métier, elle s’était dit que « c’était un travail de rêve ». Mais pendant des années elle n’a pas osé considérer cette option qu’elle jugeait parfaitement utopique. C’est plus tard, en assistant notamment à des spectacles de conte, qu’elle a décidé de s’essayer à l’exercice via une association de conteurs bénévoles, ce qui lui a permis quelques années plus tard de se lancer en tant que conteuse et d’en vivre aujourd’hui. Son projet qu’elle prenait pour un rêve était en fait réalisable même s’il lui paraissait très ambitieux.

Que faire si je n’ai pas de rêves mais simplement des centres d’intérêt ?
C’est pour vous qu’est la bonne nouvelle.

Quand Anne-Sophie et Pascal ont fait le choix de reprendre un magasin de bricolage, on ne peut pas à proprement parler d’un rêve qu’ils auraient poursuivi pendant des années. Simplement cet attrait réel qu’ils avaient tous les deux pour le bricolage était combiné à leur volonté d’entreprendre, avec un certain niveau d’autonomie, tout en gérant des activités variées dont la relation client. Parce qu’il s’inscrivait parfaitement dans la réalité, ils ont pu mener leurs analyses de marché avec fougue et conviction mais en gardant les pieds sur terre. Et aujourd’hui ils ont une activité qui les épanouit.

Votre job idéal peut tout à fait découler de l’un de vos centres d’intérêt. Votre approche sera sans doute d’ailleurs beaucoup plus pragmatique que celles des rêveurs.
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C’est un job idéal… ou des jobs idéaux

Il y a de fortes chances que même à un moment donné, vous n’ayez pas qu’un seul job idéal… mais des possibilités diverses, bref des jobs potentiellement idéaux. Donc nous ne recommandons pas forcément de partir à la recherche du Saint-Graal, sinon vous risquez d’avoir peur de passer à côté et de ne jamais rien oser tenter. La question ne devrait pas être : Est-ce vraiment LE job idéal pour moi aujourd’hui ? Mais plutôt est-ce que ce métier / cette profession / cette activité correspond à mes envies, mes compétences et peut m’apporter ce que je recherche et dont j’ai besoin ? Si oui, puis-je en faire mon job idéal ?
Il n’y a pas qu’une façon d’être heureux dans son travail. Si l’on cherche la solution parfaite, un peu comme si l’on n’acceptait que le bonheur absolu, il y a à craindre au final de passer à côté, en restant bloqué dans cette quête.

Ce n’est en aucun cas une invitation à la compromission… « un job pas vraiment idéal mais bon… » mais plutôt le rappel qu’il est indispensable de rester ouvert dans sa réflexion, afin de ne pas se laisser enfermer dans un mythe de la plénitude professionnelle.

Après ce post, vous ne savez peut-être pas encore ce que vous voulez faire… ce n’est pas grave, vous allez avoir bien d’autres ressources, informations pour vous aider. Mais gardez en tête ces 5 points lorsque vous réfléchissez à votre projet professionnel.


(1) Weil Simone, Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale, Gallimard, Folio Essais, 1934, citation p.85

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