Vers une reconversion professionnelle réussie...

Sophie,
la reconversion Bien-être

Sophie
 

Chargée de mission au sein d’une organisation patronale durant 5 ans, Sophie a radicalement changé la nature de son activité lorsqu’elle a choisi de travailler dans le domaine de l’harmonisation des lieux de vie en prodiguant des conseils en Feng Shui. Sa palette de compétences s’est aujourd’hui enrichie, puisqu’elle est également praticienne en Reiki et en Astrologie chinoise (Ba Zi). Elle nous raconte son changement et son quotidien.
Entretien réalisé le 7 juillet 2016
Quelle formation initiale avez-vous faites ?
Sophie : Durant toute ma scolarité, j’avais plutôt le profil de la bonne élève. Je voulais faire des études pour faire des études, sans nécessairement savoir ce que je souhaitais faire comme métier. Face à mon indécision, je cherchais à garder un maximum de portes ouvertes.C’est ainsi qu’après un Bac S, j’ai suivi un cursus universitaire et, plus précisément, la filière AES (axée Droit et Gestion d’entreprise) à l’Université de Strasbourg, jusqu’à la Maîtrise.
Puis, j’ai fait un DESS à l’IAE (en Création, Développement et Conseil des PME) toujours dans une logique très généraliste, sans idée particulière. A la fin de mes études, je me retrouvais avec mon Bac + 5 en poche sans savoir vers quel métier m’orienter.
Comment avez-vous démarré votre carrière professionnelle ?
Sophie : Un jour, j’ai pris l’initiative d’envoyer une candidature spontanée à un employeur lui expliquant tout simplement que je souhaitais mettre ma formation généraliste à sa disposition et indiquant ma volonté d’être polyvalente.
C’est ainsi qu’à partir de 2005, je me suis retrouvée employée à la fois par l’Union des Industries du Bas-Rhin (actuellement Fédération des Industries d’Alsace) et par le MEDEF Bas-Rhin. J’avais en quelque sorte la double casquette avec des missions différentes mais exercées dans les mêmes locaux. J’étais chargée de la prospection des nouveaux adhérents, que ce soit des industriels pour l’Union des Industries du Bas-Rhin ou des entreprises de divers secteurs d’activité pour le MEDEF Bas-Rhin. J’étais donc très souvent en RDV au sein des entreprises du département.
Par ailleurs, j’organisais des réunions ou des conférences pour les chefs d’entreprise sur les sujets qui leur tenaient à cœur. Je garde d’ailleurs un excellent souvenir du groupe de jeunes chefs d’entreprise dont j’avais la responsabilité.
Et enfin, j’étais la permanente d’un syndicat d’agences de communication (l’UCCA). J’ai assisté à la naissance de ce syndicat en 2005, et le faire vivre au mieux était un challenge très stimulant pour moi.
En somme, mon 1er emploi fut à la fois polyvalent et riche en termes de rencontres.
Alors pourquoi avoir changé ?
Sophie : La naissance de mon 1er enfant fut un déclic pour moi.
A mon retour de congé maternité, j’étais pleine d’énergie et je me sentais différente, plus forte qu’avant, plus courageuse. De surcroît, je ne me sentais plus très en phase avec le fonctionnement de mon employeur et l’aspect très « politique » d’une organisation patronale. Une envie irrésistible de mettre mon énergie à disposition d’un projet personnel était en train de croître en moi.
En effet, cela faisait 2 ans que j’étais en plein développement personnel et je m’intéressais notamment au Feng Shui(1). Je lisais des livres et j’allais à des conférences sur le sujet. D’ailleurs, en février 2010, alors que cela faisait à peu près 1 mois que j’avais repris le travail, j’avais assisté à une conférence sur cette thématique et j’avais trouvé le conférencier assez décevant. Je m’étais
alors fait la remarque qu’avec mes modestes connaissances sur le sujet, je pensais pouvoir faire mieux. A partir de ce jour, l’idée de faire du Feng Shui mon métier ne me quitta plus. J’en avais discuté avec mon mari afin de vérifier auprès de lui qu’il me soutiendrait dans cette nouvelle aventure professionnelle. Il m’avait donné son feu vert. A cette période-là, j’étais envahie par la peur avec la tentation de faire marche arrière. Cela dit, ce projet était bien en moi et quelques semaines plus tard, l’envie viscérale de le mener
à bien m’envahit à nouveau. Je sentais qu’il était temps que je m’écoute et que je me lance !
J’ai annoncé la nouvelle à mon employeur qui m’a soutenue lui aussi en acceptant de me libérer par une rupture conventionnelle, tout en me souhaitant le meilleur pour la suite. Mes conditions de départ étaient, on peut le dire, idéales.

(1) Le feng shui est un art millénaire d’origine chinoise qui a pour but d’harmoniser l’énergie environnementale d’un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants. (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Feng_shui)


Comment cela s’est-il concrétisé par la suite ?
Sophie : Grâce à la rupture conventionnelle, j’ai pu être indemnisée par Pôle Emploi durant 2 ans, ce qui m’a permis de me former pendant cette période (même si mes formations n’étaient pas prises en charge par Pôle Emploi).
Je me suis donc formée au Feng Shui de 2010 à 2012.
Au départ, j’avais entamé une formation à Paris mais je me suis rapidement rendu compte que ce n’était pas une école sérieuse (elle a d’ailleurs fermé depuis). Il faut savoir faire le tri dans les différentes offres de formation qui ne sont pas toujours qualitatives.
J’ai ensuite trouvé une formation à distance, à la Mastery School of Chinese Metaphysics, que j’ai pu suivre depuis chez moi. Le contenu des cours était complet, précis et très professionnel. Des exercices me permettaient de passer à la mise en pratique. J’avais trouvé la bonne école pour acquérir de solides compétences en Feng Shui.feng-shui
C’est en 2013 que j’ai pu être opérationnelle et que me suis mise à mon compte avec le statut d’auto-entrepreneur.
Je précise que le Feng Shui est un art et une science taoïstes millénaires dont la finalité est l’étude de l’environnement et de l’influence sur l’être humain. Le Feng shui, s’il est bien pratiqué, améliore la qualité de vie des occupants d’un lieu de vie. Tout logement ou tout local professionnel possède une qualité énergétique particulière (plus ou moins favorable). Le rôle d’un praticien en Feng shui est de faire un diagnostic de cette qualité énergétique puis d’aider les occupants du lieu de vie à tirer le meilleur de leur logement ou bureau. Cette pratique repose sur des concepts précis et rigoureux, et nécessite de solides connaissances. Une formation est indispensable. La lecture de livres ou quelques stages ne suffisent en aucun cas.
Je travaille sur plans. Il est donc possible de faire des études Feng Shui à distance. Avec un plan du logement, la date de construction du bâtiment et les dates de naissance des occupants, il est possible de réaliser cette étude.
Au départ, je travaillais chez moi. Je trouvais ça agréable mais très rapidement, j’ai réalisé que je perdais beaucoup de temps, que je me dispersais et que mon travail n’était pas assez structuré. J’ai donc décidé de m’installer dans un bureau à l’Espace Européen de l’Entreprise, ce qui a été bénéfique à mon efficacité et ma concentration. Avoir un espace professionnel était aussi nécessaire pour l’accueil de mes clients (encore plus depuis que je pratique le Reiki). Etant à mon compte, je jouis d’une grande liberté mais je m’impose certains horaires de bureau.
Comment votre activité s’est-elle développée depuis ?
Sophie : Mon activité a démarré par le bouche à oreille et c’est d’ailleurs encore une excellente source de nouveaux clients. Les visiteurs de mon site Internet ont tendance à aller voir la rubrique « Témoignages » en priorité. Il est évident qu’aujourd’hui encore je gagne moins que ce que je gagnais avant. En tant que salariée, mon salaire tombait tous les mois, y compris durant les vacances. Quand on est à son compte et seule, si on ne travaille pas, on ne gagne rien ; il n’y a pas de mystère. Sans compter qu’avec mon statut, on peut oublier le 13ème mois, les tickets restaurants ou diverses primes. Une personne à son compte doit aussi veiller à prendre une bonne Mutuelle pour sa santé et à mettre de l’argent de côté pour sa retraite. Mon idée n’est pas de gagner plus que dans mon emploi précédent mais d’avoir un salaire suffisant et confortable qui me permette de vivre de la façon la plus agréable qui soit. sophie-flyer-aloha
Depuis le début de l’année 2016, je m’intéresse davantage à la communication de mon activité. En effet, c’est un aspect que j’avais négligé par manque de temps. J’ai un site Internet depuis 2013, une page Facebook et je rédige de temps en temps des Newsletters. Cela dit, il était nécessaire que j’aie également un flyer qui décrive mes activités de manière synthétique.
Je développe également des partenariats avec certaines entreprises soucieuses du bien-être de leurs salariés, je m’inscris à des salons (je serai d’ailleurs présente au salon I-Novia en octobre), j’animerai des « After Work » sur le Feng Shui chez Amphora à Strasbourg cet automne, je serai présente dans les magasins bio des environs, je contacte peu à peu les maisons de retraite pour faire connaître le Reiki aux résidents, j’organise des conférences pour faire connaître mes activités à un public plus large, etc. Il y a tant à faire ! Si je pouvais me dédoubler, cela m’arrangerait (sourire).
Pour résumer, je ne me suis pas mise à mon compte pour le plaisir d’être indépendante mais bien parce que j’étais très attirée par la pratique du Feng Shui et que je rêvais d’en faire mon métier. Je n’ai jamais considéré que ça puisse ne pas marcher. Dès le départ j’ai fait le nécessaire, et je continue de le faire, pour que mon activité soit pérenne et me permette d’en vivre.
L’idée de faire d’une passion un métier me paraissait trop belle pour être vraie.
Aviez-vous identifié des risques ? des freins ?
Sophie : Au début, j’avais forcément la crainte de ne pas y arriver. L’idée de faire d’une passion un métier me paraissait trop belle pour être vraie. Quand j’ai quitté mon emploi au sein des deux organisations patronales dans de bonnes conditions, j’ai eu la conviction qu’en 2 ans, il me serait possible d’acquérir de solides connaissances et compétences dans ce domaine, et que mon projet serait réalisable !
En plus du Feng Shui, vous avez développé deux autres activités aujourd’hui, comment se combinent-elles ?
Sophie : Etudier l’énergie du lieu de vie me semblait incomplet. En effet, il n’est pas possible de mettre tout ce qui nous arrive dans la vie sur le compte de l’énergie de notre logement.
Mon école enseignait aussi l’astrologie chinoise. Ma curiosité m’a poussée à vouloir en savoir plus sur cette pratique. Je me suis alors lancée dans une formation complète de l’astrologie chinoise car j’y voyais un excellent complément de connaissance de soi pour mes clients. sophie-salle1En effet, notre date de naissance, notre lieu de naissance et notre sexe déterminent nos traits de personnalité, nos forces et faiblesses, nos potentiels, notre comportement face à une situation donnée, notre relationnel avec les autres, nos besoins et manques énergétiques, notre terrain constitutionnel, etc. L’aspect prévisionnel ne m’intéressait pas vraiment. J’ai plutôt vu en cette pratique la possibilité d’aider les gens à se connaître davantage, à comprendre certains évènements de leur vie.
J’ai pour habitude d’expliquer le lien entre mes 3 activités de façon très synthétique : L’énergie de la Terre est étudiée par le Feng Shui, l’énergie du Ciel est étudiée par l’Astrologie (chinoise ou occidentale). Entre le Ciel et la Terre, il y a l’Homme et son libre-arbitre. Ce qui nous arrive est en réalité le fruit d’une subtile alchimie entre l’énergie du Ciel, l’énergie de la Terre et notre libre-arbitre (nos choix, nos décisions, nos efforts, notre hygiène de vie, notre alimentation, notre état d’esprit, nos prises de conscience, le travail que nous réalisons sur nous-mêmes…etc)
Avec le Feng Shui, je pouvais aider les personnes à mieux comprendre et agir sur le plan de la Terre. Avec l’astrologie, je pouvais leur apporter l’éclairage sur le plan du Ciel. Il me manquait le moyen de les accompagner sur le plan de l’Homme.
C’est ainsi que j’ai décidé de m’initier au Reiki, pratique japonaise qui permet d’harmoniser les énergies en nous (des chakras et des corps subtiles). La personne est allongée sur le dos puis sur le ventre durant 1h environ. Le praticien Reiki pose ses mains sur les centres énergétiques du receveur et l’énergie fait son œuvre. Les principaux bienfaits du Reiki sont de transformer les émotions négatives (tristesse, colère, culpabilité, stress, angoisses, peurs, etc) en sérénité, joie, acceptation, d’aider les personnes à se sentir plus détendues, de surmonter une addiction (cigarette, alcool ou autre), d’apaiser une douleur physique ou morale, de renforcer son système immunitaire, de mieux vivre un deuil ou une période difficile, etc. sophie-salle2
La pratique du Reiki vise finalement la guérison émotionnelle par un nettoyage énergétique très enveloppant. Avec le Reiki, on agit en soi pour transformer des situations extérieures.
Pratiquer le Reiki ne nécessite pas de don particulier mais une initiation auprès d’un Maître Reiki sérieux. Le praticien est un canal énergétique. Il ne transmet pas son énergie personnelle.
En devenant praticienne en Reiki en complément du Feng Shui et de l’astrologie chinoise, j’ai eu le sentiment que la boucle était bouclée.
Aujourd’hui, à ma grande surprise, c’est pour l’astrologie chinoise que je suis la plus sollicitée. A ne pas confondre avec la voyance. L’astrologie s’apprend et repose sur une approche mathématique et rigoureuse. C’est un outil de connaissance de soi. Je ne prédis donc pas l’avenir. J’aide les personnes qui me consultent à comprendre qui elles sont, ce qu’elles vivent. Chaque individu garde son libre-arbitre avec la possibilité de manœuvrer dans un sens ou dans un autre. A la fin d’un RDV (qui dure 1h30), mes clients sont en règle générale ravis de notre échange et de ce qu’ils ont appris sur eux. Leur thème astral les aide à y voir plus clair en eux ou les conforte dans un ressenti. Mon rôle est de les accompagner, pas de les effrayer. L’astrologie n’a donc rien de fataliste mais permet d’éviter les secousses de la vie ou encore de prendre des décisions en se connaissant mieux. Je répète toujours à mes clients qu’on a toujours le choix dans la vie ; ce principe est fondamental !
Confucius a dit « Choisissez un métier que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie ». Je le confirme !
Quel bilan tirez-vous de votre reconversion ?
Sophie : Confucius a dit « Choisissez un métier que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie ». Je le confirme !
Lorsque j’étais salariée, je trouvais mon emploi agréable et j’y trouvais des avantages. J’ai acquis une plus grande confiance en moi, fait de belles rencontres (que ce soit des collègues ou des chefs d’entreprise), mes déplacements me permettaient de découvrir le monde de l’entreprise, etc. J’étais également autonome dans mon travail, mes conditions de travail étaient épanouissantes (un bureau fermé très lumineux, proche de mon domicile).
Ce que j’appréciais le moins, c’était les réunions du lundi matin que je trouvais improductives et stressantes, ou encore les histoires de personnes qui créaient un climat de travail désagréable.
Cependant, ma situation de salariée est incomparable à ma situation actuelle.
Aujourd’hui, mon métier a réellement du sens à mes yeux. Je sais que je me lève tous les matins pour aider des personnes à aller mieux. Les conditions de travail sont certes importantes mais, selon moi, faire quelque chose qui a du sens est bien plus important !
Etre à son compte exige une certaine rigueur, c’est vrai. Personne ne surveille votre emploi du temps mais au final, c’est votre compte en banque qui prend le rôle de patron.
Ce qui est en revanche très agréable est de pouvoir gérer son emploi du temps à sa guise. Ce n’est finalement pas le temps de présence qui compte mais que le travail soit fait.
Vous n’avez plus de réunion, mais comment travaillez-vous en pratique ?
Sophie : Le Feng Shui et l’Astrologie chinoise s’apprennent et ne s’improvisent pas. Il faut appliquer des méthodes précises et rigoureuses et utiliser des outils mathématiques. Ces pratiques nécessitent également d’avoir un bon esprit d’analyse, de synthèse et une aisance rédactionnelle. Etant donné que je ne remets pas que des études écrites mais que je reçois également les personnes en RDV, il est nécessaire pour moi d’être à l’aise dans le domaine relationnel, d’autant plus que les personnes qui font appel à moi peuvent être dans une période de leur vie un peu délicate et ont besoin d’écoute, d’empathie et d’une attention très particulière.
S’agissant du Reiki, c’est une méthode d’imposition des mains sur les centres énergétiques. Les personnes s’allongent ou restent assises, habillées. Je fais en sorte de créer un climat agréable et propice à la détente en tamisant l’espace, y ajoutant quelques huiles essentielles relaxantes, et quelques éclairages indirects et doux l’hiver. Il m’arrive aussi de créer une ambiance très cocooning avec quelques bougies en plus. Ce n’est pas nécessaire pour que la séance de Reiki soit bénéfique à la personne mais c’est un plus et cela rend le moment encore plus enveloppant pour le client.
Qu’aimez-vous le plus dans ce que vous faites aujourd’hui ?
Sophie : Savoir que j’aide des êtres humains est une vraie satisfaction pour moi. Mes clients n’hésitent pas à me rédiger des témoignages très flatteurs que je publie sur mon site Internet. Je pense qu’on a tous besoin de savoir que notre travail porte ses fruits.
Accompagner des personnes sur la route du mieux être me rend très heureuse, je l’avoue.
Par ailleurs, dans le cadre de mes 3 activités, je retrouve cette polyvalence qui me tient tant à coeur. Lorsque je réalise une étude Feng Shui, je suis davantage dans l’analyse et la rédaction. Lorsque je reçois une personne pour un thème astral, il y a le travail préparatoire en amont mais lors du RDV, je suis dans l’échange, la présentation orale, le relationnel. Et enfin, lorsque je fais une séance de reiki, j’utilise mes mains avant tout et cela me demande une concentration soutenue durant 1h mais aussi d’être dans le ressenti.
Savoir que j’aide des êtres humains est une vraie satisfaction pour moi.
Quelles sont les principales difficultés ?
Sophie : Je dirais l’aspect financier. Quand on est salarié, on cotise pour sa retraite, pour les éventuels soucis de santé. On ne se pose pas trop de questions. Quand on se met à son compte, on doit penser à tout cela au risque de se retrouver mal couvert en cas de problèmes de santé ou de se retrouver avec peu de moyens financiers à l’âge de la retraite.
J’avoue aussi que demander de l’argent à mes clients n’a pas été simple au départ.
Est-ce qu’il y a des aspects de votre ancien métier qui vous manquent ?
Sophie : Ce sont sans doute les liens avec les collègues qui me manquent. Quand on est salarié, on sait qu’on peut échanger quelques mots avec les uns et les autres, autour d’un café ou d’un thé. Il y a aussi les moments de convivialité lorsque les uns ou les autres fêtent leurs anniversaires autour de quelques viennoiseries ou encore la fête de Noël qui est un moment agréable à partager avec ses collègues. Je ne peux pas dire que je ne vois personne puisque je vois mes clients, mais les échanges sont forcément plus « professionnels ». Je pense que les personnes qui ont fait le choix du travail à domicile pourraient en dire autant. Il manque cet aspect « convivialité ».
Comment voyez-vous la suite en terme d’activité ?
Sophie : Mes activités étant encore assez méconnues ou floues dans l’esprit de la plupart des gens, je sais que mon rôle doit avant tout être d’expliquer en quoi elles consistent, ce qu’elles apportent concrètement.
Pour de nombreuses personnes, l’astrologie a quelque chose d’effrayant, et l’amalgame avec la voyance est souvent fait. J’entends aussi assez fréquemment dire que le Feng Shui est une forme de décoration d’intérieur. Quant au Reiki, rares sont les personnes à savoir quels en sont les bienfaits exacts. J’ai donc tout un chantier « conférences, ateliers de découverte » à lancer.
Il n’est pas impossible qu’un jour, je me lance dans l’écriture d’un livre sur ces sujets. On verra bien… C’est un souhait en tous cas.
Je souhaiterais également que mes pratiques puissent aider un public plus large que le public traditionnel.
L’astrologie chinoise peut aider des demandeurs d’emploi ou des personnes souhaitant se reconvertir professionnellement à y voir plus clair. Cette pratique peut aussi accompagner des jeunes dans leur choix d’études. Je me dis également que le Feng Shui est susceptible d’intéresser autant les particuliers que les entreprises. Et enfin, le Reiki est une pratique qui intéresse de plus en plus d’entreprises. En effet, certaines sociétés font venir des praticiens Reiki dans leurs locaux et offrent à leurs salariés 1h de Reiki par mois par exemple ou mettent au moins un bureau à disposition du praticien afin que les salariés y accèdent facilement durant leur pause déjeuner.
Je m’intéresse également aux maisons de retraite. Les résidents ne connaissent pas forcément le Reiki mais pourraient avoir besoin de ce type de soins énergétiques. Ces personnes ne peuvent pas forcément venir à moi. A moi de venir à elles. En somme, ce ne sont pas les projets et les idées qui manquent. Tout est une question de temps…
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui envisage de se reconvertir ?
Sophie : Quand l’idée germe, il faut la laisser mûrir pour savoir si ce n’est qu’un coup de folie ou si c’est un projet profond. Si l’on sent que l’idée revient sans cesse et ne nous laisse plus de répit, c’est qu’il est temps de l’étudier sérieusement.
Je pense qu’avoir le soutien financier et moral de son conjoint ou des personnes les plus proches est important. Bien souvent, ce type de projet a des conséquences sur la personne avec laquelle on vit et il est fondamental d’en discuter avec elle/lui en amont.
Réaliser un solide business plan me semble indispensable aussi pour savoir si l’activité est viable.
Il faut également avoir en tête que durant quelques années, l’activité dégagera peu de revenus et qu’il faut être capable de subvenir à ses besoins autrement.
Et enfin, une fois que les bases sont posées, je pense qu’il faut y croire et se dire qu’on est capable de réussir son projet !
L’équipe de MonJobIdéal vous remercie d’avoir partagé votre parcours de reconversion professionnelle et vous souhaite de continuer à prendre beaucoup de plaisir dans votre recherche du mieux-être pour vos clients.


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